Les déesses : Furies et sacrifices

Déesses / Furies
Ces divinités ont plusieurs appellations les plus connues étant Érinyes, Déesses de la discorde et Furies.
Énormément craintes, il était pratiquement tabou de les appeler par leurs noms de peur d'être maudit. Les athéniens les nomment plus respectueusement de Euménides "bienveillantes". Ces déesses redoutables et belliqueuses sont nées de Gaïa, fécondée par le sang d'Ouranos. (détails dans Chaos et Gaïa)

Elles sont exclues du système car elles sont piètrement tolérées par les dieux. Les hommes les craignent profondément mais cela leur permet une grande liberté dont elles usent pour remplir leur fonction. Elles sont chargées de punir certains crimes notamment l'homicide contre la famille et la société. Il s'agit de préserver les lois ancestrales, le matricide étant la pire des fautes. Ces divinités persécutrices hurlent sur les demeures des fautifs, les fouettent jusqu'à ce qu'ils en deviennent fous. Comme elles possèdent un champ d'action illimité, elles agissent pendant la vie ou après la mort de la personne qui est à punir. Elles sont réputés pour venger l'innocent, elles rendent une justice furieuse et impitoyable.
Les furies sont plutôt hideuses : de grandes ailes avec des serpents pour cheveux, du sang coulant de leurs yeux portant parfois des fouets et des torches. Leur apparence leur a valu d'être comparées aux Gorgones et aux Harpies.

- Les 3 furies -
- Mégère : Elle sème les querelles au travers du monde faisant naître la jalousie et l'envie. Elle influence les hommes et les poussent aux crimes pour finalement les tourmenter par la suite avec acharnement.
- Tisiphone : Gardienne du Tartare, elle répand la peste et les fléaux pour punir les mortels. Avec son fouet, elle frappe les criminels et les insulte.
- Alecto : Impitoyable, elle ne laisse aucun repos aux criminels. Elle use de tous les moyens pour satisfaire son désir de vengeance et de justice.

Le parallèle entre les déesses et furies est vraisemblable surtout en examinant le cas de Furiae, toutefois, d'une façon générale, il n'existe de nombreuses similitudes entre les deux : tout comme les furies, les déesses vivent coupées du monde car les hommes les excluent et les dieux souhaitent leurs morts. Au sens large, les furies sont les protectrices de l'ordre établi tout comme les déesses qui doivent porter le sceau, garant de la stabilité du monde.

- Furiae : De part son nom, Furiae nous ramène à ces créatures divines. Son rôle qui est apriori de protéger le monde, mais ce rôle se révèle également être cause d'instabilité au sein des hommes, inspirant ambition chez les dieux.
Si l'on devait la rapprocher d'une furie, Mégère serait toute désignée : sa seule existence provoque la guerre entre l'empire et l'union et à moindre échelle, elle fait perdre la raison à Inuart qui tente tout pour la conquérir.
Sa forme ressuscitée a des similitudes avec l'apparence hideuse de ces créatures.

- Eris : Son nom est celui de la Déesse de la discorde, sœur d'Arès, dieu de la guerre. Déesse de la discorde est également une des nombreuses appellations données aux furies. Sa volonté de retrouver Manah, considérée comme sorcière, semble faire écho à la furie Alecto qui poursuivait activement les criminels et avait également un penchant plutôt sadique à les punir.
Eris est une déesse qui cherche à exécuter la justice et préserver l'ordre, cette obsession se trouve aussi chez les furies.

- Angelus : Bien que son cas est particulier, on peut l'apparenter à Tisiphone qui répand des maladies parmi les hommes. Évidemment, à l'issue de la libération, le dragon ne répand pas des calamités mais des flammes, prête à punir Verdelet et tous les hommes se dressant contre elle.

La déesse / Le sacrifice
Comme pour la plupart des dieux grecques, les hommes font des offrandes aux furies, je n'évoquerais que les sacrifices vivants : immolations de brebis pleines, de béliers et de tourterelles.

Dans les pratiques aztèques, le sacrifice humain était très fréquent, les prisonniers de guerre étant les principaux concernés. Ils avaient le droit à la pendaison, la crémation mais l'arrachement du cœur encore vivant sur la pierre du sacrifice était le plus courant.
D'ailleurs, de nombreux Aztèques étaient volontaires pour être sacrifiés car leurs places dans l'autre monde dépendaient de leurs actions dans leurs vies ainsi que de la façon dont ils mourraient : Mourir au combat ou sacrifié étaient des actes très glorieux.
Ces pratiques barbares avaient pour but de maintenir l'équilibre du monde. Dans la mythologie aztèque, les dieux ont crée successivement 5 mondes. Quatre mondes avaient été déjà anéantis et le cinquième avait connu le déluge. Un homme et une femme sont parvenus à survivre et ils ont repeuplé le monde mais ce dernier n'est pas à l'abri de la colère des dieux. C'est pourquoi les sacrifices devaient les apaiser afin qu'ils ne détruisent pas ce dernier monde.

La déesse dans Drakengard inclue aussi cette fonction de sacrifice, bien qu'il s'agisse d'un sacrifice plus abstrait vu qu'elle offre sa vie humaine et sa liberté sur l'autel de la sauvegarde du monde.
Dans Drakengard 2, les clés sont également des objets qui nécessitent des sacrifices mais cette fois-ci, ce sont des humains, les prisonniers de guerre deviennent les martyrs tout comme dans les pratiques aztèques.
Petit détail : le fameux pilier peu commun où Furiae s'appuie à l'issue de sa mort pourrait s'apparenter (de très loin) à la pierre de sacrifice chez les aztèques, destiné à recueillir le cœur du sacrifié.
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