Miroir de l'âme

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Nova
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Miroir de l'âme

Message par Nova »

Nom : Miroir de l'âme
Fandom : Drakengard et Drakengard 2
Disclaimer : Drag-on Dragoon est la propriété exclusive d'Ubisoft, Square Enix et Cavia.
Genre : Drame, Dark, Spoilers
Rating : PG-12
Personnages : Tous. Ou presque ?
Résumé & notes : A travers un simple regard ou un battement de ciel, tout est dévoilé. "Les yeux par tout le monde n'ont qu'un même langage" (???)

Si vous avez des commentaires à faire, vous serez priés de les mettre sur un topic à part et non pas directement sur le sujet où est posté mes écrits : ça évitera de mélanger les messages et de perdre mes bouts de textes, merci ! ^^/

NB : Mon one-shot est loin d'être terminé : j'ai fais Nowe, Manah, Inuart, Caim et j'avance en ce qui concerne Furia. Il me reste donc Seere, Arioch, Eris, Urick, Legna et Angelus. Je sens que je vais rire (surtout pour Arioch).
Je ne mets que mon premier paragraphe sur Nowe - ahah, dommage hein ? - parce que c'ets le seul que je ne toucherai plus et que je trouve vraiment bon. Les autres auront besoin d'une lecture extérieure pour voir si le style en lui-même reste bien le même. Donc la suite arrivera en temps voulu. Le chantage ne marche pas, mais si vous voulez m'aider, envoyer vos dons à l'adresse suivante... ... ;p

NB2 : Le premier qui me pique mon idée ou, pire, mon texte aura le bonheur de se voir assigner deux dragons furieux aux fesses. Ainsi que mon Code de la Propriété Intellectuelle dans la figure. Oui, je susi un brin possessive, mais j'ai mes raisons... ^__^
Nova
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Message par Nova »

Dans les grands yeux bleus de Nowe, aussi expressifs et innocents que ceux d'un enfant, onde habituellement sereine, c'est le monde entier et ses passions qui le déchirent qui se reflètent, semblables au fracas des vagues qui se heurtent avec violence les soirs d'orage. Dans l'océan de son regard où se mêlent étrangement la douceur et la détermination, c'est sa sensibilité et sa compassion, trop grandes pour le destin auquel il est promis, dans lesquelles on menace de se noyer. Pour celui qui se risque à plonger son regard dans le sien sans crainte d'être emporté par les nombreux courants que nuancent ses humeurs, c'est un livre ouvert qui s'offre à lui, permettant de parcourir les grandes lignes relatant les vagues de tous les tourments qui l'habitent et l'abîme de désolation dans laquelle le fait sombrer une situation le laissant, perdu, échoué, en face au dilemme le plus délicat qui soit.
Il aura beau lever un regard douloureux et suppliant vers un ciel du même bleu que ses yeux, Nowe est amené à se battre et à faire couler le sang, quelle que soit sa décision. Et alors, parce qu'il ne peut faire autrement, parce qu'il a quelque chose d'important à protéger, ses yeux perdent toute leur lueur, toute leur couleur, toute leur chaleur pour devenir brillants, presque translucides, froids. Ses pupilles s'affinent pour abandonner toute caractéristique humaine et adopter celles des dragons, où seule une sauvagerie indomptable s'y reflète, tonnant et grondant comme la plus violente des tempêtes : le ciel tout entier sombre dans l'écume d'une mer qui s'élance pour frapper les cieux nuageux, les eaux du ciel se mêlant à celles de la mer au milieu du vent tourbillonnant et déchaîné du combat et du sang bouillonnant qui teinte l'onde irritée.
Ces yeux sont les témoins de toute l'ambivalence qui compose l'Avatar, "le sauveur aux yeux de démon", arme vivante dont la grande tragédie est d'avoir été pourvue de sentiments.
Nova
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Message par Nova »

Cependant, c'est toute la tendresse du monde qui colore à nouveau le regard de Nowe lorsqu'il croise celui, carmin, de Manah.
Nul éclat malsain ne vient plus en éclairer le fond, chassé par une résolution ferme et des convictions profondes, nées de sa volonté de trouver la rédemption. C'est un puissant brasier qui brûle au fond du dérangeant rouge de ses iris, qui capte aussi bien toutes les nuances environnantes que toutes les attentions ; c'est un feu ardent que nul ne pourra faire mourir et dont les multiples colorations ne sont que les reflets embrasés de sa fougue passionnée ; ce sont des flammes mortelles pour ceux qui se risquent à sa colère mais également un foyer sécurisant pour ceux qui cherchent près d'elle un asile. C'est un feu farouche mais irrésistible qui brille désormais dans ses yeux grands qui ne cillent jamais.
Toutefois, malgré les années, malgré le sourire chaleureux et bienveillant qu'elle offre à ceux qui en ont besoin, ses yeux restent teintés d'une sombre mélancolie qui les assombrit par moment. D’une tristesse obscure et d'un besoin profond d'amour que son passé y a gravé douloureusement en lettres de sang, souillant à jamais de sillons ensanglantés la terre comme le fond de son regard.
Parfois, ses yeux deviennent vides et sans plus aucune lumière, basculant d'un brûlant éclat pourpre à des cendres sanguines, tandis que les traits de son visage se figent dans la démence et sa voix devient plus grave : mais ce n'est plus Manah dès lors. Seulement les derniers vestiges d'une détresse passée qu'elle apprend à abandonner.
Alors le bleu des yeux de Nowe, apaisant et dénué de tout jugement, acceptant la dangereuse lumière brûlante, ramène définitivement la magicienne à elle-même.
Nova
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Message par Nova »

C'est une folie semblable qui brillait dans les yeux d'Inuart : c'était la lueur insane d'une démence énamourée pour une femme aveugle à ses sentiments ; une folie, née de la faiblesse de son cœur et du désespoir face à sa propre impuissance, qui l'engloutissait dans ses propres ténèbres. Son regard obscur laissait voir la passion dévorante qu'il vouait à une femme, pour laquelle il ne pouvait rien, et la jalousie brûlante qu'il réservait à son meilleur ami, contre lequel il ne valait guère. C'est son obsession pour un amour doublement impossible qui faisait éclater d'une lueur folle et lugubre des yeux qu'il refusait de porter en face de la vérité, de peur de les brûler ; c'est sa cupidité qui le poussa à abandonner toute individualité et à vendre son âme au diable en échange du pouvoir : c'est cette conscience manipulée que l'on pouvait voir dans le pourpre trop brillant des yeux du harpiste, ce pourpre sinistre que l'on retrouvait chez toutes les marionnettes inarticulées de l'Empire, derrière le masque d'hypocrisie qu'il avait lui-même posé sur son visage pour se voiler la face.
Pourtant, des éclairs inquiétants continuent d'illuminer parfois son regard, éclatant de colère au milieu de l'ombre funeste de son aliénation, lorsque ses yeux croisent ceux de Caïm. Et ce, alors même qu'ils sont incapables de reconnaître Furiae, ne laissant paraître que l'aberrant aveuglement qui déforme ses traits et écarquille ses yeux mornes. La foudre dissipe alors pour un moment les ténèbres, les éclairant d’une lumière inquiétante. Et quand le gris parvint, trop tard, à terrasser le rouge, ce n'est que pour dévoiler les tourments violents, les remords éternels habitant Inuart qui, accablé, continue de détourner son regard d'une réalité à laquelle il a contribué pour se perdre dans un futur incertain et chaotique. Des nuages noirs assombriront à jamais les dernières lueurs de ses iris grises où la pluie ne parvient plus à s'écouler.
Nova
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Message par Nova »

Perdu au milieu des décombres de ce même Pandémonium, ce n'est pas la folie qui enflammait autrefois le regard de Caim d'un désir inextinguible de vengeance, tandis que son épée s'abattait sur une nouvelle victime en un étrange rite funèbre. Mais c’est une fureur frénétique et passionnée brûlant de la même intensité que la fournaise dantesque du dragon rouge. Sang bouillonnant, puits sans fond des eaux du Styx, éclat sanguinolent, séjour des ombres : le rouge et le noir se confondent étrangement dans le bleu éteint des yeux du jeune prince méphistoléphique, ces mêmes yeux jadis innocents, avant qu’ils ne découvrent dans la gueule de la Bête, impuissants, le spectacle atroce du martyre de ses parents. C'est un enfer bleu ardent qui dansait sous ses paupières, consumant en un clin d'œil ceux qui le croisent, engloutissant tout dans une nuit éternelle et laissant éclater de véritables hurlements de rage, des explosions d'un colère infernale, exprimant tout ce que sa voix ne pourrait plus jamais formuler. C'est la haine la plus obscure et le désespoir le plus cruel qui teintent le fond de ses iris asséchées devant lesquelles passent les obscurs brouillards d’un immense Chaos.
Aujourd'hui, son regard ténébreux reste vif et affuté, aussi transperçant que la lame dont il continue à se servir, cherchant encore à sauver une vie en en prenant d'autres. Et c'est toujours le monde souterrain tout entier que le mortel messager dévoile derrière ses mèches sombres, Tartare sauvage au bleu démoniaque qui témoigne de la douleur que son âme abritait sans le montrer. De son œil blanc, opaque, désormais mort et aveugle, des larmes invisibles coulent et tracent sur son visage des sillons transparents, humides. Son épée, elle, sur le sol, pleure des perles carmines. La haine dans le corps, la tristesse dans le regard, Caim, Prince des Enfers, erre dans les ruines d'un faux paradis pour son ultime quête.
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